Même à 93, les banques ne feront pas taire l’UFC-Que Choisir ! - UFC-Que Choisir Rhône-Alpes

Même à 93, les banques ne feront pas taire l’UFC-Que Choisir !

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En mai 2007, l’UFC-Que Choisir a dénoncé, dans sa revue et lors d’une conférence de presse,
l’appropriation par les banques de près de 11,5 milliards d’euros correspondant aux bénéfices
techniques et financiers des contrats d’assurance collective décès, incapacité et invalidité, des prêts
immobiliers.


Estimant que l’UFC-Que Choisir avait abusé de la liberté d’expression, 93 banques ont assigné le 13
juillet 2007, l’association, son Président, son Rédacteur en Chef et deux de ses salariés.

Par un jugement du 23 septembre 2009 susceptible d’appel, la chambre de la presse du
tribunal de grande instance de Paris a débouté les établissements bancaires de la totalité de
leurs demandes.

Huit banques nationales ont même été condamnées à verser à l’UFC-Que Choisir et à chacun des
salariés mis en cause, plusieurs centaines d’euros, en remboursement des frais de justice exposés.

Le tribunal a jugé que les pièces produites en justice par l’association démontraient que celle-ci
disposait d’éléments d’enquête et de réflexion sérieux, telles des études universitaires, des décisions
de justice et des documents internes aux banques, sur la légalité des montages mis en place.

Les juges ont également estimé que la vivacité de certains des propos tenus n’excédait pas les limites
admissibles de la liberté d’expression et qu’ils étaient justifiés par la légitimité du but poursuivi par
l’association et l’intérêt général du dossier.

Cette décision vient conforter l’action de l’UFC-Que Choisir :

  • Pour faire sanctionner les dérives du passé, l’association a assigné en mai 2007 la CNP et la Caisse
    d’épargne afin de faire juger l’illégalité de ces pratiques. Ces actions sont toujours en cours mais
    devraient, si elles débouchent sur des jugements favorables, pouvoir être utilisées par les
    consommateurs pour réclamer une indemnisation.
  • Pour rééquilibrer à l’avenir le marché de l’assurance emprunteur, l’UFC-Que Choisir a saisi l’Autorité
    de la Concurrence. Un avis doit très prochainement être rendu.
  • A la suite de l’action de l’UFC-Que Choisir, Christine Lagarde s’est engagée à améliorer le
    fonctionnement de la concurrence sur ce marché. Une disposition du projet de loi réformant le crédit,
    adopté en juin au Sénat et discuté prochainement à l’Assemblée nationale, prévoit de laisser le
    consommateur choisir librement son contrat d’assurance.

L’UFC-Que Choisir espère que son intervention permettra de remédier aux dysfonctionnements
constatés sur ce marché.

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